Quand tout se remet en place…

Vraiment bien au bureau, à chaque fois que j’y vais, relations joyeuses, partage. J’ai repris ma place, ça ne tenait qu’à moi.

Au top à la maison

Du temps aussi pour prendre soin de moi et gérer le quotidien calmement.

Doux.

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Krav Maga

Quel pied!!! Mais quel pied!

C’est comme si chaque cellule de mon corps me disait : « Ah punaise EN-FIN! »

Je suis revenue en sueur, j’ai cru les premières minutes que je ne pourrais jamais faire ça, courir, des pompes, sauter, recommencer : Tu parles! J’ai encore une énergie là!

Binz, ce que le sport m’a manqué!

Mais qu’est-ce que j’ai foutu pendant tout ce temps?!!!

Ahaha, j’ai réussi à plaquer la dame bien plus grande et costaud que moi, elle a jamais pu sortir, mais moi elle a jamais pu me retenir! Bon, j’ai le coude tout râpé et le nez aussi, m’en fous. Ça fait du bien!

Et devinez qui venait regarder son fils? Ma psy, qui me voit en larmes toutes les semaines avec mes crises d’angoisses, à faire ma petite chose. Qui me regardait pendant que je faisais valser le prof…Ne dites rien…

Yes!

Je reprend ma formation de prof de yoga, arrêtée il y a deux ans.

Je ferai deux fois la deuxième année, mais cela me convient.

Démarrage samedi prochain!

Retour aux textes, au sanskrit, au chant, aux postures…et… à l’anatomie (mpouark).

Chui drôlement contente!

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Yoga

J’ai fait 6 ans de yoga et suivi deux ans (sur 4) à l’Institut Français du yoga pour devenir professeur.

Je n’aborde pas ici les raisons de mon arrêt (entre autres, une formation peu compatible avec mon travail), mais le fait que j’ai compris aujourd’hui que j’avais reçu un enseignement exigeant, et de grande qualité.

Qui, du coup, fait qu’il m’est impossible de suivre un cours avec un charlatan.

Comme celle que j’ai rencontré ce matin. J’ai appelé dans la foulée l’association pour annuler mon inscription, mais j’étais un peu désolée pour les gens qui venaient faire cette belle démarche de prendre soin d’eux en confiance, et qui sont tombés sur quelqu’un qui n’a de toute évidence, ni formation, ni pratique solide.

Un cours de yoga, c’est un guidage clair, cohérent et respectueux (ce qui ne veut pas dire que c’est facile, car au début, le simple fait d’accorder sa respiration sur ses mouvements est un vrai travail intellectuel autant que corporel dont on a pas l’habitude, et au début, j’ai cafouillé sec). Il ne suffit pas de dire que c’est respectueux pour que ce le soit (le mot a été prononcé de  nombreuses fois ce matin, et pourtant le cours n’avait rien de respectueux pour le corps).

Tout ce qui qui touche à la nuque et aux cervicales, doit être manié avec beaucoup de douceur et de préparation. Idem pour ce qui touche aux jambes, et qui plus est, qui nécessite des sangles, bon sang de bois, c’est non avec des débutants, sauf à s’assurer de leur posture! On ne fait pas de postures en torsion pendant une plombe sans contre posture. Et bien que ça semble tomber sous le sens, pas de posture d’équilibre les yeux fermés, encore moins après être restés une heure allongés. Quand à faire des ronds pendant des heures avec ses jambes, je ne sais même pas d’où ça sort.

Un prof qui vous allonge, puis vous fait mettre debout avant de vous allonger de nouveau , bref, n’a aucune idée de là où il vous emmène, ça ne va pas non plus. Quand on fait simple : debout, assis, allongé, assis debout, et méditation allongé ou assis, c’est généralement ce pour quoi on opte, sauf exceptions ou volonté de commencer ou de terminer le guidage autrement pour des raisons précises encore une fois. Une séance, ça se prépare, les mots doivent être précis, les respirations guidées, les mouvements aussi, et l’ensemble doit être fluide et cohérent. Et ça, ça se ressent.

C’est simple, moi qui n’ai aucun problème de dos, j’ai fini par en avoir, à rester allongée comme ça, et j’ai fait moi même mes contre postures pour me soulager.

Enfin, un prof qui ne fait que causer en vous demandant de savourer le silence pendant la relaxation a de toute évidence un petit souci de cohérence.

Ca m’a donné envie de terminer ma formation, car j’adore ça, mais j’ai aussi compris l’importance de former de bons professeurs, ayant reçu une formation rigoureuse et longue pour transmettre l’essence de cette discipline, toute en rigueur et en finesse.

En résumé : le yoga est magnifique et profond, et je me sens honorée d’avoir pu en recevoir une partie des enseignements, et j’espère continuer. J’ai eu des profs d’exception, j’en avais à la fois conscience et je ne le savais pas, n’en ayant pas eu d’autres. Si vous choisissez un cours et que vous avez des doutes, prenez un prof certifié (par l’IFY tant qu’à faire), et n’hésitez pas à changer pour trouver ce qui vous convient. Ah, et j’allais oublier, parce que c’est arrivé à un ami, si le prof vous dit que vous n’êtes pas assez souple pour être dans son cours : fuyez et insultez le si ça vous chante en lui conseillant de changer de boulot. C’est orthogonal avec l’esprit du yoga, qui vise au progrès, et rien d’autre. C’est une honte, pour la faire courte.

Pourquoi choisissez-vous d’entrer en guerre?

Passé le premier mouvement d’indignation intérieure (Mais heu! c’est pas moi c’est l’autre qui arrête pas de venir me gonfler! Et je te paye pour m’écouter et me donner de l’empathie, pas pour me foutre la tête sous l’eau, pétasse) plutôt rapide (j’ai assez évolué pour savoir que quoique je fasse, je fais un choix), la question est excellente. Parce que cette notion de choix, qui me rend ma liberté, est essentielle. Ça fait tout plein de place à l’intérieur. Et ça répond à des aspirations profondes, et là, je retrouve mes réflexes de cnv.

Faire la guerre contre des moulins à vent revient à se taper la tête contre un mur en béton dans mon cas de figure.

« Take it or leave it ».

Si c’est 80% de bénéf, et 10% d’emmerdes sans gravité ni risque : je prends.

Si je suis en danger, et que c’est 80% d’emmerdes pour 20% de bénéfice, je pars.

Mais je dois faire la différence entre ce que je peux changer et ce que je peux pas changer, et ce que j’accepte ou pas. Et regarder quelles sont mes intentions (certes louables mais utopiques en l’espèce) derrière mes colères.

En gros, je rends à César ce qui est à César, et je fais le deuil des mes utopies dans ce contexte.

S’il n’y a pas de danger pour moi, que les emmerdes sont à 10% et ma marge de manœuvre pour les résoudre à 1% voire zéro , je pose l’armure, et je compte les pâquerettes.

Cet après midi, je choisi de compter les pâquerettes. Ca donne ça : fleurs.jpg

 

Changement dedans, changement dehors

Quelques mois pour reprendre pied, quelques mois de tranquillité, de relations joyeuses et fluides avec copain, et de très bons résultats, sans compter ma famille de terrestres extras, j’étais contente de revenir au bureau.

La semaine dernière déjà, j’avais lancé à joyeux « salut » à copine qui discutait avec Furax, lui étant en train de jouer la grande scène du « regarde comme on s’entend bien » dans le couloir. Comme je ne passe plus mon énergie à devoir déjouer ses attaques, je peux voir le manège ridicule qu’il donne à voir, et ça me fait plutôt rire. Même pas en fait, il est transparent, je m’en fous. C’est juste mon mètre mesureur de ma santé mentale, et pour ça je le remercie : je vais super bien.

Hier, j’ai eu tout plein de sourires de « cool on va bosser ensemble », de « faut qu’on se fasse un dej » et de « c’est chouette que tu viennes plus souvent, on a une belle équipe ». Me suis plus « lâchée » en réunion d’équipe, le sentiment d’injustice et la paranoïa contagieuse passés et digérés, j’ai repris ma place, j’y suis bien et acceptée.

J’avais sous estimé le libre arbitre des autres en me laissant contaminer, et j’ai retrouvé mes propres ressources en changeant mon regard, sans être obnubilée par ce guignol . Encore une fois, c’est plus facile car je ne subis plus aucune attaque, ce qui n’est pas cas de copain, qui doit gérer ça.

Je suis rentrée toute joyeuse. Furax était à mille bornes de moi, et je n’ai vu que sa tête renfrognée, et son dej tout seul, et aussi que pour une fois il n’était pas assis à côté du chef, qu’on le l’a pas entendu une fois et qu’il s’est fait remettre à sa (juste) place, et qu’il nous a épargné ses affreux dessins. Franchement loin de la pathétique campagne de pub qu’il voudrait promouvoir en se jetant sur les gens à coup de grandes embrassades et de rires forcés.

Waow, ça détend 🙂 .

Furax ne lâche jamais rien

« Y’a Furax qui a déjeuné avec quelqu’un et tu étais au courant que sur ton compte il se passe ça?« .

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« Y’a Furax qui va prendre mon pied au cul si il continue de se mêler de ce qui le regarde pas, et toi avec si tu fais pas ton job de manager et que tu propages la pollution, tu étais au courant de ça?  »

Il vient tous les mois à une réunion téléphonique sur mon secteur dont il ne fait plus partie depuis février, vu que c’est copain qui a pris le rôle, mais là encore, je dois trouver ça normal, on va encore me dire qu’il l’a pas fait exprès, que c’est bien qu’il se cultive ou je ne sais pas quelle autre ineptie.

J’ai découvert que je pouvais faire click droit sur son nom, et plof, éjecté du meeting. Oups, je l’ai pas fait exprès non plus.

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Ça me grandit pas remarque bien, même si ça me fait ricaner pendant 10 mn. Faut que j’arrête pour de bon. Ou pas. Ça être drôle.

 

Mpfffff, les gars, vous me donnez envie de tondre la pelouse quand même.