Lectures, inquiétude pour l’équipe (et pour moi)

A ce propos, je vais lâcher ici deux somptueuses énormités (certes, pleines de bonnes intentions, mais pas aidantes du tout) que j’ai entendues sur le sujet, par des « référents ».

La première était ma psy, qui n’avait nullement nié que j’y sois confrontée, au contraire (c’est déjà ça, mais comme elle avait une empathie à -15, j’ai eu du mal à poursuivre avec elle).

Un jour, je l’appelle en pleine panique parce que les deux étaient littéralement en train d’essayer de me rendre folle en retournant une situation pourtant limpide de faute grave contre moi. Je lui laisse un message, et elle a la gentillesse de me rappeler. Je suis chez moi, puisque je peux travailler de chez moi, et je suis en crise d’angoisse, je lui dis que je n’irai pas au bureau. Et elle s’exclame :

– Au contraire! Il vont en jouir!

Mais bordel qu’est-ce que tu veux que ça me foute qu’il jouissent ces deux connards?!

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J’ai besoin de me protéger, c’est ma priorité, je n’ai plus de ressource là!

La seconde est « sur le chemin de la cnv », c’est à dire en voie de certification. Quand elle entend le terme, elle s’énerve, et me demande de me calmer. Sublime. Je précise que ce n’est qu’une étiquette, que j’en connais les limites, mais que pour l’instant, je n’en ai pas de meilleure à ma disposition.

Et là, elle part :

– Ah mais moi je connais le sujet! J’ai été mariée à un pervers! Est-ce que tu connais au moins leurs besoins?

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Évidement. Reconnaissance, et surtout : sécurité. J’ai quand même profité de ces 3 ans pour le scannériser à fond, et ce qu’il essayait d’expulser, fondamentalement, c’était la honte, ce sentiment terriblement destructeur décrit par Boris Cyrulnic, que je vois peu mentionné au sujet des PN.

Ce qui colle d’ailleurs parfaitement avec l’analyse de Racamier : « Ignorez-les, ils s’en foutent, humiliez-les, ils en crèvent ».

Mais je m’en fous, ma chérie de leurs besoins, j’ai assez joué au sauveur, et je n’en avais pas les moyens. Ce qui compte, ce sont les miens, de besoins de sécurité, et j’ai toujours pas les moyens face à des gars comme ça, qui me mettent en danger psychique à chaque seconde. Ça te parle, ou je dois développer, Madame je sais tout et je ne m’en suis pas remise? J’avais pas les moyens non plus de la jouer cnv avec elle, j’ai été cueillie. A travailler d’ailleurs.

Donc mes lectures, qui m’ont permis d’admettre que je suis très inquiète de ce qui se passe au bureau, notamment concernant la neutralité soi disant voulue par E. Et qui n’entraîne que perte de confiance, de solidarité, et désinvestissement.

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Cet article de Philippe Vergnes, et cette conférence de Racamier : décervelage et perversion dans les institutions.

En plus d’avoir nié ce que j’avais vécu, mais passons, ce qui ne passe pas par contre, c’est son entretien annuel basé sur ce qu’il avait entendu et les déjeuners avec l’autre, M. Parfait. Je me suis traîné les conséquences jusqu’en avril, donc.

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A ce stade, tout ce que je dirai sera retenu contre moi. Si je pars, je prouve que qu’ils avaient raison de ne pas me faire confiance. Si je reste, je dois me taire et subir leur perte de confiance. Sublime double contrainte.

Double peine aussi, comme toujours avec ces mecs là, le bourreau devient victime, et la victime bourreau, et toute ce que je dirai sera retenu contre moi. Qu’il ait dénigré mon travail, commis des fautes lourdes, qu’il dépasse les limites chaque jour n’y change rien, on lui passe tout, et je dois garder le sourire, j’ai nommé la perversion je suis devenue suspecte.

Et E. me demande de me taire, expressément, comme exactement comme expliqué dans l’article ci-dessus :  l’injonction perverse implique toujours l’interdit de dire et de nommer.

Sublime.

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J’ai été arrêtée deux fois en exigé de ne plus bosser avec Furax? Voici ce que fait dire le déni à un manager « Oui, mais tu avais d’autres problèmes non? » et aussi  :  » Mais tu sais, il y a beaucoup de gens qui sont sous anti dépresseurs ici ». Sérieusement?! Et si on met de côté tes bonnes excuses, l’un dans l’autre, y’a rien qui te choque? Tu parles si vous m’avez fait confiance en me laissant à mon poste (j’avais proposé d’en changer, à ce stade, j’aurais préféré), parce qu’il y a des bonnes chances pour que j’aie gardé mon poste parce que j’étais passée par la médecine du travail, et qu’ils ont peur d’un procès. Que mon chef, lui, n’a eu aucun état d’âme à leur faire.Oui, mais le pauvre, faut voir ce qu’il avait subi. Tu penses, je les entends d’ici.

Re-sublime.

Donc, je suis coincée.

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Le chef a dit, ils ont peur de perdre leur job, et je suis une sale manipulatrice dangereuse. Le pire, c’est que j’ai peur d’entraîner avec moi ceux avec qui je m’entends bien, et pire, avec qui je travaille bien. Qu’au départ, ceux qui sont venus avec une régularité de métronome me demander qui était ce taré et me relater tous ses faits et gestes ne me parlent quasiment plus aujourd’hui n’est qu’un détail j’imagine. Et ils applaudissent à chaque fois qu’il ouvre la bouche.

Petit détail parlant : quand l’autre fait une présentation dans notre équipe, les gens applaudissent à tout rompre. Quand il la fait à une autre équipe, ils se foutent de lui. Bin oui, il est plein de tics, il louche aussi, il est super arrogant, et pas si génial si on regarde de près. Il ne se lave jamais les dents, passe ses entretiens dans l’open space, explique aux autres qu’ils sont nuls, insulte des gens au téléphone, mais visiblement, avec mes collègues pourtant pas tendres d’habitude, ça ne pose pas non plus de problème à qui que ce soit. Enfin, plus maintenant. Ils applaudissent à chaque fois qu’il ouvre la bouche ou qu’il fait un smiley version Mentaliste John le rouge sur une présentation (je jure que le dessin, c’était ça!)

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Qu’est-ce qu’on peut dire…

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Ce contre quoi je ne peux rien, à part, ce que je fais, communiquer largement des faits, rétablir et partager la vérité. Tout le reste se retournera contre moi, et cette impuissance me rend dingue. Non, il n’y a pas de neutralité, mais un parti pris : le protéger et me faire taire.

Comme je dois me taire, je le mets ici, au moins, c’est dit quelque part…

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